Mercredi 27 juin 2007
Un grand Merci à vous Monsieur Pierre, pour ses précieux conseils. Cela m'a remonté le moral, et me voilà parée pour monter mon dossier et ainsi affronter une nouvelle banque. Vous trouverez dans votre boite un pli qui vous est plus personnel.Je vous souhaites que du bonheur. Natacha.
 
En ce qui concerne les photos sur mon blog. Celles-ci ont été réalisées par un ami en l'occurrence "Thierry" ingénieur en imagerie. Je tiens à  le remercier mille fois pour son travail génial et sa patience car avec moi cela ne fût pas de tout repos et c'est peu dire!!!! *rire*. 

Les clichés ont été obtenus grâce à un appareil argentique, les photos tirées tatati tatata car je n'ai rien compris, puis scannées en haute définition, et travailler avec "photoshop CS3". Ne m'en demandez pas plus je n'y connais strictement rien!

Je veux le félicité également pour le travail qu'il à fourni sur la photo de moi bébé. Le cliché original était tout vieux et après bric et brac, roullement de tambour, tour de magie.... et voilà.... une belle photo!!!! Fastoche non ? *rire*

Si vous souhaitez plus d'info, je vous propose de me laisser votre adresse émail et en retour de celle-ci, c'est avec plaisir que je vous ferai parvenir ses coordonnées.
Par Tacha - Publié dans : Réponses à vos questions
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Jeudi 28 juin 2007
 Le don du sourire
 
Il ne coûte rien et produit beaucoup.
Il enrichit celui qui le reçoit sans appauvrir celui qui le donne.
Il ne dure qu'un instant mais son souvenir est parfois immortel.
Un sourire, c'est du repos pour l'être fatigué, du courage pour l'âme abattue, de la consolation pour le cœur endeuillé.
Il ne peut s'achever, ni se prêter, ni se voler, car il n'a de valeur qu'a partir du moment où il se donne.
Si l'on refuse le sourire que vous méritez, soyez généreux, donnez le votre.
Nul, en effet, n'a autant besoin d'un sourire que celui qui ne sait pas en donner aux autres.
Par Tacha - Publié dans : Les textes qui me touchent
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Vendredi 29 juin 2007
Un tout petit mot avant l'entame de cette réflexion philosophique.
Je suis et serai toujours heureuse de connaître vos avis et vos commentaires, mais de grâce évitez-moi les questions du style: Le bonheur se construit-il pas à deux ? Ou, Peut-on vivre heureux sans amis ? Ces questions seraient purement et simplement or sujet!
Vous pouvez réagir dans la rubrique "livre d'or"
A vous lire,
Tacha.
Par Tacha - Publié dans : Philosophie
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Vendredi 29 juin 2007
"Je suis grand, fort, brave, honnête et modeste" (Ta modestie m'a tout de suite sauté aux yeux)
 
"Je rêve d'aller voir la grange en inde" (Tu n'as pas de village près de chez toi ?)
 
"Je suis resté intersectée en visionnant ton blog" (Aïe! cela doit faire très mal!)
 
"J'ai une grande expérience des relations humaines, je te trouve très belle donc appelle-moi!" (Avec une telle injonction, et ton expérience, vais-je appeler? Ben en fait… NON!)
 
"Le chauffage au gaz revient moins cher mais disjoncte tout le temps." (Et c'est moi la blonde…)

"Dans la famille, vous êtes filles mères de mère en fille depuis longtemps ?" (Oui ! oula la puissance même!)

"Tout d’abord, je vous dit bonjour, ensuite je vous dis que je vous écris pour vous dire qu’un ami m’a dit que... "(Oula! Je ne suis pas encore à la maison moi!)

"Les mosquées sont très nombreuses car les musulmans sont très chrétiens." (Remarque pas très orthodoxe!)

"Là-bas, la main de l’homme n’a jamais mis les pieds, le climat et les eaux y sont très humides." (Comme le shampoing, deux en un!)

"Mes hémorroïdes m’empêchent de fermer l’oeil." (Et les boyaux de ta tête ils vont bien?)

"A aucun moment le Christ n’a baissé les bras." (Dieu soit cloué!)

"Une bicyclette ne peut avancer que mise en mouvement." (Intransigeante mécanique!)

"Je ne suis pas Superman!" (Je n'aime pas Superman! Si celui-ci  est tellement malin, pourquoi est-ce qu’il met son slip par-dessus son collant ???)
Par Tacha - Publié dans : Vos perles
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Vendredi 29 juin 2007
En ce moment je vie à cent à l'heure.

Oui je sais,… agonir d'insultes les banquiers cela prend beaucoup de temps, *rire* mais construire les dossiers financiers pour mon prêt, est encore plus long, et pas très distrayant.
 
Entre ma petite puce, mon travail et la reprise de mes études j'ai un agenda de ministre.
De plus, nous venons d'investir dans un petit vélo à quatre roues. Oh nous sommes déjà tombées une fois ou deux mais là, il me semble que c'est parti: Allez roule ma poule!*rire*
 
Dieu merci, j'ai le net qui me permet de rester en contact avec mes amis qu'ils soient virtuels ou pas. Depuis la création de mon blog, Thierry, Emma, Caro m'avouent venir surfer tous les jours sur mon blog, et ils me disent prendre un grand plaisir à me lire. Aïe !!! Mes chevilles *rire*

Coté net, j'ai également cette chance d'avoir comme amies, Caro et Amélie. deux amies avec lesquelles je me sens très proche, et là c'est moi qui vais chaque jour me connecter sur leur blog et prendre mon bol d'air frais et me ressourcer. Si cela n'est pas fait, je vous invite à découvrir leur blog respectif:
 
http://www.zobabystar.com/
 
http://lejournaldamelie.over-blog.com/
 
Je viens d'ajouter une page 2 de perles, je sais que cela est un peu puéril, mais cela me fait rire.

Mon prof de philo trouve ton idée très bonne Caro et me demande également de répondre à ta question: "qu'est ce que le bonheur réellement? "
 
Je vais faire ce devoir par petit morceau, car en ce moment, j'ai un énorme travail. Tu trouveras dans ma rubrique philo le départ de ma réflexion.

Bonne lecture à vous tous et à demain…
 
Par Tacha - Publié dans : Journal intime
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Vendredi 29 juin 2007
Que la poursuite du bonheur, ou des moyens de l'atteindre, constitue une fin universelle de la nature humaine, c'est ce dont, semble-t-il, on s'est avisé depuis fort longtemps. Pascal en fait l'objet d'une de ses Pensées, mais le bonheur est l'objet de la réflexion philosophique depuis ses origines : "Tous les hommes recherchent d'être heureux . Cela est sans exception, quelques différents moyens qu'ils y emploient." De son côté, au livre III de son De rerum Natura , Lucrèce écrit : "l'homme est un malade qui ne connaît pas la cause de son mal". Quel est ce mal ? L'homme sait ce qu'il veut : il cherche la satisfaction, la plénitude ; en un mot, il veut être heureux. Et cependant, il est malheureux, mécontent, insatisfait. Quelle est donc l'origine de cette "misère" ? Telle est la question philosophique qui trouve sa source dans une constatation étonnante : la contradiction entre le spectacle de la vie déraisonnable des hommes, et la définition de l'homme comme "animal raisonnable" (Aristote). Le point de départ de la réflexion philosophique est donc fondamentalement intéressé : il y va de moi, car, ce dont il s'agit en cherchant à élucider les causes du mal, c'est bien de les supprimer, afin de produire une vie sensée.

Mais quelles sont donc ces causes ?

L'homme, nous l'avons dit, sait ce qu'il veut. Mais sait-il comment réaliser ce bonheur qu'il pose comme fin suprême de son existence ? La réponse philosophique est catégoriquement négative : l'homme est mécontent parce qu'il se trompe. Son mal réside dans un quiproquo tragique : il prend pour biens des biens illusoires qui ne peuvent lui assurer ce qu'il cherche : plaisirs, richesse, etc, sont ainsi des "pseudo-biens", et cela essentiellement parce qu'ils ne se suffisent pas à eux-mêmes, extérieurs qu'ils sont à notre nature spécifique. Une équation capitale s'instaure entre la vie passionnelle et la vie déraisonnable. Mais le remède se déduit de sa description même : il faut que l'âme désire ce qu'elle veut vraiment posséder. Or, ce ne peut être qu'elle-même. Le bonheur trouve donc sa source dans la possession de la raison par elle-même. La connaissance, exercice même de la raison, semble donc bien être ce Bien inaliénable, ce "souverain bien", seul susceptible de nous satisfaire. Le bonheur consiste donc, pour le philosophe, en "une activité de l'âme conforme à la raison." (Aristote : Ethique à Nicomaque , I). Apparaît déjà chez  Aristote une idée que nous retrouverons plus tard, chez d'autres philosophes : le bonheur est la fin la plus haute qui soit assignée à l'âme , et pour cette raison ne saurait être rapportée à la simple possession d'une chose . Le bonheur est l'activité "qui est conforme à la vertu la plus parfaite, c'est-à-dire celle de la partie de l'homme la plus haute." (Aristote :Ethique à Nicomaque , X, VII, tr. J. Tricot).
Par Natacha - Publié dans : Philosophie
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Samedi 30 juin 2007

Le philosophe tire donc sa source d'un mécontentement fondamental (c'est-à-dire de la prise de conscience de sa servitude, de son aliénation, de sa passion), et se manifeste par un choix. Le philosophe n'est pas un être raisonnable, mais un être qui se décide à le devenir. La vie raisonnable n'existe pas ; ce n'est donc pas une donnée, mais une tâche à accomplir. Ce qui fait le philosophe, c'est l'ignorance accompagnée de la conscience de l'ignorance ; c'est l'état intermédiaire entre l'ignorance qui s'ignore et le savoir réalisé. Est philosophe celui qui désire acquérir un bien dont il a conscience d'être dépourvu : le savoir. On le voit, connaître la raison de l'insatisfaction, chercher la vie susceptible de m'apporter la satisfaction, tout cela nécessite une réflexion théorique qui consiste à déterminer la nature du "souverain bien" et les conditions de son acquisition. Le problème de la vérité est donc en fait subordonné au problème du bonheur et du Bien. Je veux connaître pour savoir ce que je dois faire. Je veux philosopher pour conduire ma vie de façon sensée. Savoir est savoir pour réaliser en l'homme l'humanité de l'homme. En quoi consiste cette vie philosophique, censée nous assurer la satisfaction ? Spinoza décrit en ces termes les conditions d'avènement du choix philosophique : "Quand l'expérience m'eut appris que tous les événements ordinaires de la vie sont vains et futiles (...) , je me décidais en fin de compte à rechercher s'il n'existait pas un bien véritable et qui pu se communiquer, quelque chose enfin dont la découverte et l'acquisition me procurerait pour l'éternité la jouissance d'une joie suprême et incessante (...) Ce qui nous occupe le plus souvent dans la vie, et ce que les hommes, comme on peut le conclure de leurs actes, estiment comme le souverain bien, peut se ramener à ces trois choses : la richesse, les honneurs et les plaisirs sensuels. Or, l'esprit est tellement absorbé par ces trois choses qu'il peut à peine penser à quelque autre bien (...) Or, toutes les choses que recherche le vulgaire, non seulement ne procurent aucun remède pour la conservation de notre être, mais encore y font obstacle et causent souvent la perte de qui les possède et toujours celle de ceux qui en sont possédés (...) Ces maux me semblèrent venir de ce que toute notre félicité et notre misère dépendent de la seule qualité de l'objet auquel nous sommes attachés par amour. Car on ne dispute jamais à propos d'un objet qu'on n'aime pas. S'il fait défaut, nulle tristesse, si un autre le possède, nulle envie, nulle crainte, nulle haine et en un mot, nulle émotion. Voilà au contraire ce qui arrive si l'on aime les choses périssables, comme le sont toutes celles dont nous venons de parler. Mais l'amour d'une chose éternelle et infinie nourrit l'âme d'une joie sans mélange et sans tristesse (...) Et le souverain bien consiste pour le sage à jouir d'une telle nature avec d'autres Individus, si possible. Ce qu'est cette nature, nous le montrerons en son lieu : c'est la connaissance de l'union de l'esprit avec la nature totale. Voilà donc la fin vers laquelle je tends : acquérir cette nature supérieure et tenter que d'autres l'acquièrent avec moi." (Spinoza). Un tel texte permet, indirectement, de mettre en évidence le paradoxe constitutif de la quête du bonheur : car si l'exercice de la raison est identifié par la philosophie, depuis son origine, comme la condition même de la satisfaction et de la plénitude, il reste que l'homme est cet "animal raisonnable", dont la "raisonnabilité" est précisément de l'ordre de la tâche, de la conquête, et non du fait, de la donnée immédiate. Nous ne sommes pas tant "raisonnables" que nous n'avons à le devenir. Si la raison est bien la voie du bonheur, et sa condition de possibilité, encore faut-il que l'homme fasse le choix de la raison, pour accéder au bonheur ; c'est dire que nulle nécessité ne s'impose ici à l'homme, exposé, du fait même de sa finitude, au malheur et à l'insatisfaction. C'est ce que remarquait Kant, qui, dans les Fondements de la métaphysique des moeurs , écrivait : "Puisque, en effet, la raison n'est pas suffisamment capable de gouverner sûrement la volonté à l'égard de ses objets et de la satisfaction de tous nos besoins (qu'elle-même multiplie pour une part), et qu'à cette fin un instinct naturel inné l'aurait plus sûrement conduite (...) " (Kant). En d'autres termes, pour ce qui concerne la réalisation du bonheur, la raison est un instrument beaucoup moins efficace que ne l'aurait été l'instinct, dont on sait à quel point le caractère de savoir-faire préformé et stéréotypé lui confère une redoutable efficacité dans la prescription infaillible de comportements utiles à l'espèce. Mais, d'un autre côté, préférer l'instinct à la raison reviendrait à faire peu de cas de ce qui est précisément la condition du bonheur : à savoir la conscience d'être heureux. De la raison comme moyen d'accès au bonheur, nous pouvons donc dire ici ce que Freud disait de la conscience : elle est peu de choses, mais c'est tout ce que nous avons. Mais cet aspect ressortira d'autant plus nettement que nous aurons défini avec rigueur l'essence même de cette notion de bonheur, et montré à quel point elle ne saurait concerner, et n'avoir sens, que pour un "animal raisonnable". En quoi la quête du bonheur ne concerne-t-elle qu'un être qui se définit par sa "raisonnabilité" ?

Par Tacha - Publié dans : Philosophie
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Samedi 30 juin 2007
La vie nous professe quelques modérations. Pour toutes celles qui comme moi n'ont pas encore trouver l'âme sœur, je vous propose de vérifier ces quelques points …
 
Je ne dirai plus : Ma parole, mais t’es toujours aussi con
 Mais : Ce qui me fascine chez toi, c’est ta constance!
 
Je ne dirai plus : T’as un petit zizi
Mais : Et c’est quoi ton truc pour me faire rire?
 
 Je ne dirai plus : T’as de plus en plus de rides...
 Mais : Tu as l’air très détendue aujourd'hui...
 
 Je ne dirai plus à ma copine : Beurk, t’as de la moustache !!!
 Mais : T’as un côté félin
 
Je ne dirai plus : T’as un physique repoussant !
 Mais : Je suis persuadée que l’amitié garçons/filles sans arrières pensées, ça peut exister
 
Je ne dirai plus : Il est aussi moche que toi ton copain ?
 Mais : Vous vous êtes rencontrés dans une soirée à thème ?
 
Je ne dirai plus : Je m’en fou de ce que tu me racontes
 Mais : Et alors, ça s’est terminé comment ?
 
Je ne dirai plus : Baaa t’as des poils partout
 Mais : Tu dois être plus moquette que carrelage, non ?
 
 Je ne dirai plus : Elles sont nazes tes blagues
 Mais : ah… je ne sais pas comment tu fais pour les retenir
 
Je ne dirai plus : Il n'est pas beau ton copain
 Mais : J’suis sûr que t’es une nana hyper tolérante

Je ne dirai plus
 :
Tu pues la transpiration
 Mais : Waou, t’as fait hyper vite pour venir

Je ne dirai plus : Le petit Poucet
 Mais : Le gosse est constipé
 
Je ne dirai plus : ce monsieur est un nain
 Mais : Ce monsieur est verticalement concentré
 
Et pour finir, VOUS ne me direz plus : Ça fait une heure que je t’attends, merde !
Mais : Waou, t’as vachement peaufiné ton maquillage, tu es hyper belle aujourd'hui! *rire*
Par Tacha - Publié dans : Humour
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Mardi 3 juillet 2007

 

L'essence de la notion de bonheur ; bonheur et satisfaction 

Remarquons tout d'abord que le bonheur est défini communément à l'aide de la notion de satisfaction : le bonheur est conçu comme une satisfaction pleine et entière de tous les désirs individuels. A ce titre, il se pose non comme une fin provisoire pouvant servir ensuite de moyen à la satisfaction d'autres désirs, mais comme une fin en soi, une fin dernière. De là procède l'idée que le bonheur suprême, ou le souverain bien, consisterait dans la satisfaction de tous les besoins et de tous les désirs : un état dans lequel disparaîtrait tout ce qui porte la marque du manque (besoins ou désirs). Le manque, en effet, engendre la souffrance et le besoin, et il n'est pas de bonheur possible là où la souffrance se fait sentir ; il apparaît alors une première ambiguïté attachée à la notion de bonheur. Le bonheur résulte-t-il de la satisfaction (positive) de tous nos désirs (Calliclès), ou plutôt de la suppression (négative) de toute souffrance (Schopenhauer) et de tout manque ? Freud a bien noté cette dualité constitutive de l'aspiration universelle du genre humain au bonheur : "Quels sont, demande-t-il, les desseins et les objectifs vitaux trahis par la conduite des hommes, que demandent-ils à la vie, et à quoi tendent-ils ? On n'a guère de chance de se tromper en répondant : ils tendent au bonheur ; les hommes veulent être heureux et le rester. Cette aspiration a deux faces, un but négatif et un but positif : d'un côté éviter douleur et privation de joie, de l'autre rechercher de fortes jouissances. En un sens plus étroit, le terme "bonheur" signifie seulement que ce second but a été atteint." (Freud). C'est donc ce que Freud appelle le "principe de plaisir" qui gouverne l'existence de l'homme et détermine le but de la vie, en imposant dès les origines son autorité sur les opérations de l'appareil psychique. Il y a pourtant une difficulté de taille : car comme le note sobrement Freud, un tel programme (faire en sorte que toute sa vie soit gouvernée par le principe de plaisir) est "abolument irréalisable ; tout l'ordre de l'univers s'y oppose ; on serait tenté de dire qu'il n'est point entré dans le plan de la "Création" que l'homme soit heureux. Ce qu'on nomme bonheur, au sens le plus strict, résulte d'une satisfaction plutôt soudaine de besoins ayant atteint une haute tension, et n'est possible de par sa nature que sous forme de phénomène épisodique." Tout ce que l'homme peut donc espérer, au mieux, se réduit, négativement, à l'absence de souffrance, et, positivement, à une satisfaction pulsionnelle éphémère et contingente ; seule l'impression de "contraste" peut donner l'illusion de vivre un moment de bonheur : "Toute persistance d'une situation qu'a fait désirer le principe du plaisir n'engendre qu'un bien-être assez tiède ; nous sommes ainsi faits que seul le contraste est capable de nous dispenser une jouissance intense, alors que l'état lui-même ne nous en procure que très peu.") En note, Freud ajoute malicieusement : " Goethe va jusqu'à prétendre : "Rien n'est plus difficile à supporter qu'une série de beaux jours." Cela doit quand même être une exagération." En fait, c'est dans la constitution de la nature humaine elle-même qu'il faut chercher les raisons de cet échec à éprouver un véritable bonheur : "Nos facultés de bonheur sont déjà limitées par notre constitution. Or, il nous est beaucoup moins difficile de faire l'expérience du malheur."  La quête du bonheur se réduit donc, aux yeux de Freud, à la simple tentative pour éviter les souffrances de toutes sortes : "Ne nous étonnons point si sous la pression de ces possibilités de souffrance, l'homme s'applique d'ordinaire à réduire ses prétentions au bonheur (...) et s'il s'estime heureux déjà d'avoir échappé au malheur et surmonté la souffrance ; si d'une façon générale la tâche d'éviter la souffrance relègue à l'arrière-plan celle d'obtenir la jouissance." 
On mesure à quel point, selon Freud, l'homme est inévitablement amené à "en rebattre" quant à son aspiration au bonheur, et ce, pour des raisons objectives et nécessaires sur lesquelles il ne peut pratiquement pas agir ; en effet, le bonheur ne peut être, pour Freud, que de l'ordre d'une satisfaction pulsionnelle, à laquelle, la plupart du temps, le monde extérieur oppose un interdit formel. Dès lors, il est remarquable que Freud recoure à un autre type de satisfaction , qui reste certes pulsionnelle, mais qui implique qu'une profonde transformation affecte la pulsion : c'est le processus de sublimation : "Une autre technique de défense contre la souffrance recourt aux déplacements de la libido , tels que les permet notre appareil psychique et grâce auxquels il gagne tant en souplesse. Le problème consiste à transposer de telle sorte les objectifs des instincts que le monde extérieur ne puisse plus leur opposer de déni ou s'opposer à leur satisfaction. Leur sublimation est ici d'un grand secours. On obtient en ce sens le résultat le plus complet quand on s'entend à retirer du labeur intellectuel et de l'activité de l'esprit une somme suffisamment élevée de plaisir. La destinée alors ne peut plus grand chose contre vous." Contre toute attente, Freud retrouve ici une des intuitions les plus anciennes de la philosophie concernant la question du bonheur, et le fait résider, non dans une satisfaction pulsionnelle brute, une simple décharge libidinale, mais dans une activité "plus délicate et plus élevée", celle de l'activité intellectuelle et de la réflexion. Il reste pourtant que la sublimation constitue encore un destin "pulsionnel", et qu'elle se caractérise par un certain nombre d'insuffisances : elle constitue une satisfaction moins intense "en regard de celle qu'assure l'assouvissement des désirs pulsionnels grossiers et primaires", elle n'est "pas d'un usage général, mais à la portée d'un petit nombre seulement. Elle suppose précisément des dispositions ou des dons peu répandus, en une mesure efficace au moins. Et même à ces rares élus, elle ne saurait assurer une protection parfaite contre la douleur, ni les revêtir d'une cuirasse impénétrable aux coups de la destinée ; enfin elle devient inefficace quand la source de la souffrance réside dans notre propre corps." En d'autres termes, la sublimation procure certes aux "heureux élus" une certaine somme de plaisirs, mais elle est bien loin de leur garantir la jouissance d'un bonheur véritable. L'analyse freudienne est donc bien loin de nous fournir une définition suffisante du bonheur, et même de nous indiquer avec précision comment il serait possible de le réaliser empiriquement. La conclusion qu'en tire Freud est donc modeste : "Si le programme que nous impose le principe du plaisir, et qui consiste à être heureux, n'est pas réalisable, il nous est permis pourtant - non, disons plus justement : il nous est possible - de ne pas renoncer à tout effort destiné à nous rapprocher de sa réalisation. On peut, pour y parvenir, adopter des voies très différentes selon qu'on place au premier plan son aspect positif, obtenir la jouissance ; ou bien son aspect négatif, éviter la souffrance. Mais nous ne saurions réaliser tout ce que nous souhaitons par aucune de ces voies." A cette relativité des conditions grâce auxquelles il serait possible d'atteindre, non pas le bonheur, mais une satisfaction minimale de l'existence s'ajoute une autre détermination : "Pris dans ce sens relatif, précise en effet Freud, le seul où il paraisse réalisable, le bonheur est un problème d'économie libidinale individuelle. Aucun conseil ici n'est valable pour tous, chacun doit chercher par luimême la façon dont il peut devenir heureux." De nombreux facteurs interviendront en effet dans le choix du chemin à suivre : la capacité propre à chacun de se rendre indépendant du monde extérieur, voire de le modifier au gré de ses désirs, capacité déterminée par la constitution psychique de l'individu. Il reste qu'"il y a quantité de chemins pour conduire au bonheur, tel du moins qu'il est accessible aux hommes ; mais il n'en est point qui y mène à coup sûr."
 
Par Tacha - Publié dans : Philosophie
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Mardi 3 juillet 2007
Je tiens à remercier Madame et Monsieur de Noailles, pour toutes leurs gentillesses. Grâce à eux, ma vie est adonisée. Ils m'ont aidé financièrement pour l'obtention de mon permis ainsi que pour l'achat de ma voiture. C'est encore grâce à eux que j'ai construis mon blog, qui m'a permis d'être en relation avec mon nouvel employeur.
 
Je commence mon emploi de traductrice, je ne sais pas si je vais être à la hauteur, mais je vous avoue que je vais tout faire pour !
 
J'ai également pu voir un tout petit peu Paris. Je suis tombée sous son charme. Je n'ai pas pu visiter le Louvre, la queue y était trop importante, mais voir la tour Eiffel, Notre-dame, l'arc de triomphe, les Champs-Elysées m'a rempli le cœur et la tête d'images sensationnelles. La France, mon pays, est vraiment le plus beau pays du monde !
 
Vous trouverez également la suite de ma réflexion sur qu'est-ce que le Bonheur réellement ?
 
Je vous embrasse toutes et tous bien fort et à demain.
Tacha.
Par Tacha - Publié dans : Journal intime
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