Le Journal d’une “femme de 19 ans” n’a pas la notoriété du Journal des
“Faux-Monnayeurs“.
Ma tentative n’en obéit pas moins à la même logique : faire entrer le lecteur dans ma vie, lui faire découvrir mes idées, lui montrer mes rires, mes joies, mes chagrins, mes peines, mes
peurs.
Une des particularités d’une blogueuse, et qui conditionne profondément son blog, me semble être de bonnes heures autour d’elle une bulle, liée à ses goûts, à
sa culture, à son climat intérieur, à ses lectures et rêveries familières, et qu’elle promène partout avec elle, autour d’elle,, une pièce à vivre, un “intérieur” façonné à sa mesure ;
elle a ses repères, ses idoles familières, ses dieux du foyer, où son for intérieur se sent protégé contre les intempéries et à l’aise. Sans l’existence de cette bulle
protectrice, il serait difficile de comprendre une certaine indifférence de la blogueuse aux vicissitudes de la vie littéraire à laquelle elle se trouve
malgré-elle mêlée.