Lundi 18 juin 2007
Pourquoi ai-je couché
ma vie sur mon blog ?
1) Pour donner libre cours aux confidences, cette narration autobiographique m'a servi d'exutoire. Certaines confidences ont été
difficiles à revivre par la voie de l'écriture et elles ont provoqué chez moi quelques retours psychodramatiques. Intimité, confidences et révélations.
2) Contrairement aux idées reçues, il me semble que le bonheur peut avoir une histoire, et représenter un objet de réflexion
sérieux, au lieu d’être abandonné aux gourous du développement personnel et aux marchands de positivité nauséeuse sur papier glacé. Que la souffrance soit inhérente à la condition des hommes est
un fait. Il importe de ne pas transformer ce fait en une obligation moralisante et résignée : plutôt de lui ouvrir, quand c’est possible, les voies de son échappée.
3) Je vais en terminer avec cette question par une citation de Franz Kafka:
"Nous fûmes créés pour vivre au Paradis ; le Paradis était destiné à nous servir. Notre destination a été changée. Que celle du Paradis l’ait été de même, c’est ce qui n’est pas dit."
Pourquoi ne suis-je pas restée anonyme ?
La révélation sur mon identité implique plus mes lecteurs : demandent la concrétisation par l'affectivité.
Pourquoi cette boulimie de culture ?
Le savoir n’entre pas en nous dans un réceptacle passif, mais comme dans la gaine musclée d’un cœur qui pulse, trouvant au fond de nous cet instinct de vie qui tend vers ce qui est bon dehors et
rejette avec vigueur ce qui est mauvais, ce qui nous fait du mal. Ne jamais dissocier le goût de la recherche intellectuelle de la pulsion de vie dont il procède me semble sage.







